Le Palmarès du 79e Festival de Cannes

L’édition 2026 du Festival de Cannes a une nouvelle fois confirmé la place du rendez-vous cannois comme vitrine majeure du cinéma d’auteur international. Entre grandes signatures du septième art, découvertes audacieuses et récits engagés, le palmarès de cette année met à l’honneur des œuvres venues des quatre coins du monde, saluées pour leur force artistique et leur singularité.
La prestigieuse Palme d’or a été attribuée à Fjord du réalisateur roumain Cristian Mungiu. Déjà habitué des récompenses cannoises, le cinéaste s’impose une nouvelle fois grâce à une œuvre intense et contemplative qui a marqué le jury par sa maîtrise narrative et sa puissance émotionnelle. Le Grand Prix revient quant à lui à Minotaure du réalisateur russe Andreï Zviaguintsev, salué pour son esthétique ambitieuse et son regard incisif sur les tensions contemporaines.
Le Prix de la mise en scène a été remis ex æquo à deux univers très différents : d’un côté, le duo espagnol Javier Calvo et Javier Ambrossi pour La Bola Negra, œuvre audacieuse et visuellement inventive ; de l’autre, le cinéaste polonais Pawel Pawlikowski pour Fatherland, film à la mise en scène épurée et profondément mélancolique. Le Prix du scénario a récompensé le réalisateur et scénariste belge Emmanuel Marre pour Notre Salut, distingué pour la finesse de son écriture et la justesse de ses dialogues.
Le Prix du Jury a été attribué à Das Geträumte Abenteuer de la réalisatrice allemande Valeska Grisebach, une œuvre poétique et humaine qui a séduit par sa sensibilité. Du côté des interprétations, le jury a choisi de récompenser plusieurs performances marquantes. Le Prix d’interprétation féminine a été décerné à Virginie Efira et Tao Okamoto pour leurs rôles dans Soudain du réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi. Les deux actrices ont été saluées pour l’intensité et la subtilité de leur jeu. Le Prix d’interprétation masculine revient à Emmanuel Macchia et Valentin Campagne pour Coward du réalisateur belge Lukas Dhont, un film poignant qui explore la fragilité des relations humaines.
La compétition des courts métrages a également mis en avant de nouveaux talents prometteurs. La Palme d’or du court métrage a été attribuée à Para Los Contrincantes (Aux adversaires) du réalisateur argentin Federico Luis, récompensé pour son approche originale et sa mise en scène percutante.
Dans la section Un Certain Regard, dédiée aux propositions cinématographiques les plus singulières, le Prix Un Certain Regard a été remporté par Everytime de la réalisatrice autrichienne Sandra Wollner. Le Prix du Jury a distingué Les Éléphants dans la Brume du réalisateur népalais Abinash Bikram Shah, tandis que le Prix spécial du Jury est revenu à Le Corset de Louis Clichy. Les performances d’acteurs ont également été saluées avec un prix du meilleur acteur pour Bradley Fiomona Dembeasset dans Congo Boy de Rafiki Fariala, et un prix collectif pour Marina de Tavira, Daniela Marín Navarro et Mariangel Villegas dans Siempre Soy Tu Animal Materno de Valentina Maurel.
Enfin, la Caméra d’or du meilleur premier film a récompensé Ben’imana de la réalisatrice rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, confirmant l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes internationaux. La section La Cinef, consacrée aux écoles de cinéma, a quant à elle distingué plusieurs jeunes réalisateurs prometteurs venus des États-Unis, de France et d’ailleurs, témoignant du renouvellement constant de la création cinématographique mondiale.